Danièle Gilbert

Cette page est la version texte de l'article extrait du « Télé Star », 1977.

Danièle Gilbert : « La chance l'a prise par la main ».

Une erreur technique a fait sauter deux lignes dans notre article sur Danièle Gilbert. Il fallait lire : « On lui prête un nouvel amour avec Jacques Pierre, le réalisateur de son émission. Quand on lui en parle, Danièle est formelle : « Il s'agit d'une légende. Il n'y a strictement rien entre Jacques et moi, sinon que nous sommes très bons amis. Le reste, c'est de l'invention ! »

 

Elle ne voulait pas faire de télé. Elle n'avait pas d'ambitions. Elle ne voulait pas devenir célèbre...

Pour les téléspectateurs, Danièle Gilbert a une présence très particulière. Plus qu'une vedette, plus qu'une animatrice, elle est une amie. Danièle a son idée là-dessus : « C'est peut-être parce que je n'ai jamais voulu faire ce métier, dit-elle. C'est le destin qui m'y a poussée. Je me suis laissé faire. »

Et c'est vrai. C'est à une succession de hasards que Danièle Gilbert doit sa réussite. Ce n'est pas à des intrigues, ou à une ambition effrénée.

Vous vous souvenez peut-être de sa première apparition à « Midi Magazine », le 9 septembre 1968 : elle remplaçait au pied levé un présentateur. Et on l'a gardée.

Pourquoi ? Parce qu'elle était parfaitement détendue devant la caméra. Grâce au hasard...

En effet, à 17 ans, Danièle voulait être professeur d'allemand. « J'étais horriblement timide et j'avais une mauvaise diction, dit-elle. Alors mes parents m'ont forcée à m'inscrire au Centre Régional d'Art Dramatique de Clermont. Pour être professeur. » Danièle n'y perd pas sa timidité, mais elle s'aperçoit qu'elle n'a pas le trac... Et sa diction devient excellente.

Aussi, quand elle entend dire que Radio-Auvergne recherche une speakerine, elle y va.

« À tout hasard, pour m'amuser, dit Danièle. Je n'avais rien à perdre. On était en septembre et la fac ne commençait que deux mois plus tard. » Surprise ! On la retient.

Elle a à peine dit deux mots au micro que c'est au tour de la télé régionale de rechercher, elle aussi, une speakerine. Alors là, dit Danièle, j'y suis vraiment allée pour m'amuser. On était 400 filles. Moi, je me présente sans maquillage, en queue de cheval et en blue jeans. »

Pourtant, Danièle se retrouve parmi les six dernières choisies qui doivent assurer une improvisation sur scène en public, à Clermont-Ferrand.

« J'ai complètement oublié ce que j'ai pu dire. Tout ce que je sais, c'est qu'ils m'ont gardée. »

Ensuite, par hasard, elle devient journaliste. Elle est speakerine quand on lui demande de remplacer dans le quart d'heure un journaliste absent.

Un jour, un seul, elle a manqué son émission...

Danièle est parfaite. Peut-être grâce au théâtre. Mais bientôt un autre coup du sort met fin à sa jeune carrière de journaliste. Max Favalleli l'appelle pour son émission « 7 et 2 ».

Encore un coup du hasard : « C'était pour remplacer le présentateur malade, dit Danièle. Quand il est revenu, la maison n'a pas voulu se séparer de moi. Je me suis retrouvée au poste d'assistante de "Midi Magazine" » ...

Jusqu'à ce jour de septembre 68 où, au pied levé, Danièle apparaît à l'écran. « On m'avait dit : "On ne vous gardera pas." Mais j'y suis restée parce que Jacques Martin a voulu me garder ».

Danièle, aujourd'hui, est devenue une grande. Elle est productrice de son émission à part entière depuis janvier 1975. Elle n'a toujours pas le trac.

Sa vie privée passe au second plan. Elle s'est séparée en juin dernier de Jacques, un garçon qui avait partagé sa vie pendant dix ans.

Mais on lui prête un nouvel amour avec Jacques Pierre, le réalisateur de son émission...

La seule chose qu'on connaisse de Danièle Gilbert, c'est que chaque semaine, rituellement, elle se réunit en famille avec sa mère et son frère Yves. C'est un rendez-vous sacré. Son père, ancien déporté, est mort en 1971. Ce jour-là, pour la première fois, Danièle Gilbert n'était pas au rendez-vous des téléspectateurs. C'était un samedi. Et on l'a pas remplacée...

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